Couché dans la glace du temps de mon miroir, je vois l’ombre de mon corps qui s’enveloppe sur le reflet de l’aurore de ma lumière, sans parole aux couleurs de mon esprit, je m’éveille sur la toile de ma vieillesse
Aux larmes qui coulent sur la traverse de ma rivière, vague les photos de ma jeunesse, sans pixel aux souvenirs de mes rides
À l’ombre de mon cœur bat l’écho de mon bonheur, perdu dans l’oubli de son verbe qui ce décompose sur son adverbe
À la solitude qui se repose dans la paume de main, se trouve le chemin de mon âme, qui frissonne sur la route de mon espoir
Assis sur la montagne de ma nature, je m’endors sur la fleur qui contient la racine de mon éveil
Au sol de mon ignorance se trouve la terre de mon avoir
Entrelacé sur la bête que je suis qui se tourne sur une boussole sans nord
À l’horizon de mon destin je me couche sur l’évolution de mon éveil
Aux hurlements sans écho résonnent sans tonnerre la profondeur de mes sentiments, perdu sur l’envie des mes pères qui éclaire le fœtus de la vierge de ma mère
À l’eau qui purifie le corps des saints de l’enfance de ma vie, pleure la soif de mon être, qui rive vers l’illusion d’être aimer
Sans paroles à la voix de Hala, je dors sur le lit du jugement d’autrui
Pour être un apôtre humain condamné sur la croix de son pêché
Et l’esprit de mon ange s’envole sur les ailes de mon karma,
qui console les peines de mon hasard
Aux destins de ma chair s’enchainent les os de ma prison
Seul dans la cellule de ma liberté qui emprisonne les maux de mon cœur
Aux murs de ma condamnation se grave des mots sans page, qui tracent les saisons de mes vents, sans manteau pour réchauffer l’hiver de mes froideurs
Au regard de mon ciel se trouve la clé de mon Dieu
Oublié dans le passage des étoiles de mes cieux, je me repose sur une fenêtre de paix, où l’invité de la mort appelle l’horizon de mon mal qui ferme mes yeux avec une fleur de parfum, pour devenir tige de son sol.
Aux frimas de ma brume laisse-moi être glace de toi, et quand le soleil se lèvera je coulerai en toi pour fusionner la chaleur du bonheur et y sentir un verbe, pour te dire je t’aime.
Où es-tu chair de mon étoile.
Composé par Marc Cantin 10/05/2009 00:51:52
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Created: 10 May 2009
Last update: 20 August 2009
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